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Le macérât de pâquerettes

Introduction

Depuis quelques temps, les pâquerettes ont fleuri dans mon jardin, proposant un joli tapi de petites  fleurs blanches et jaunes.
La pâquerette est reconnue depuis le quinzième siècle pour son intérêt médicinal. Elle a notamment, grâce à la présence de tanins, de composés polyacétyleniques et de mucilages, des propriétés raffermissantes de la peau.
Un des moyens de profiter des propriétés de ces fleurs est de réaliser un macérât de pâquerettes.
Voici comment j’ai réalisé le mien.

 Recette

Un macérât se réalise en laissant infuser la plante concernée,  ici nos pâquerettes,  dans une huile végétale.  Pour réaliser le mien j’ai choisi l’huile de tournesol, de qualité vierge et biologique. Riche en vitamine E et en acides gras essentiels, elle a l’avantage d’être intéressante pour la peau (elle est nourrissante et assouplissante) et résistera bien à l’oxydation pendant la période de macération.

Tiffany cueille les pâquerettes

1° Etape : La cueillette

Dans un premier temps, Tiffany, en stage au laboratoire ce printemps, et moi avons attendu (longtemps !) un joli rayon de soleil pour que les pâquerettes s’ouvrent, et nous en avons cueilli un plein saladier.
Nous avons récolté seulement les fleurs, sur de courtes tiges.

Notre récolte de pâquerettes

 

2° Etape : Le séchage

Nous avons ensuite bien étalé les fleurs sur une grande feuille de papier pour les faire sécher. En
effet il faut bien faire sécher les fleurs pour éviter que l’humidité ne génère le développement de
champignons pendant la macération. Mes premières tentatives, avec des fleurs imparfaitement sèches, se sont soldées par la production très rapide de champignons blancs à l’odeur caractéristique de fromage à pâte molle type camembert : autant vous dire que ces macérât de pâquerettes ont fini à la poubelle …
Le temps de séchage est de plusieurs jours, il faut tâter le cœur jaune des fleurs pour sentir s’il est encore mouillé. J’ai laissé sécher mes pâquerettes du 5 au 11 avril, soit 6 jours.

Séchage premier jour
Séchage 4 jours après

3° Etape : La mise en macération

J’ai ensuite versé mes jolies pâquerettes séchées dans le bocal en verre blanc où va se passer la macération,  puis je les ai recouvertes d’huile vierge biologique de tournesol. Il faut que toutes les fleurs trempent complètement dans l’huile. Ensuite, j’ai choisi de rajouter un peu de vitamine E (quelques gouttes) aux propriétés anti-oxydantes et d’huile essentielle de Palmarosa (quelques gouttes) aux propriétés antifongiques, pour augmenter mes chances de bonne conservation de mon macérât de pâquerettes.

Pâquerettes – Mise en pot

4° Etape : La macération

Une fois le macérât de pâquerettes réalisé,  je l’ai placé à la lumière sur une table de mon atelier, je le surveille au quotidien et le mélange de temps en temps. En fin d’après-midi, il est au soleil pendant quelques heures (les jours où il y a du soleil !). Je vais le laisser macérer 3 bonnes semaines, c’est-à-dire jusqu’au 3 ou 4 mai.

Macérât de Pâquerettes

5° Etape : Le filtrage

Quand il sera prêt, il me restera à le filtrer, pour récupérer l’huile en prenant bien soin d’exprimer les fleurs à travers un linge propre.

6° Etape : L’utilisation

Avec ce macérât je vais fabriquer un sérum visage pour peaux matures et le tester moi-même… en effet je souhaite me rendre compte de ce que je peux attendre de ces jolies pâquerettes.
Rendez-vous dans quelques semaines donc, je vous parlerai de ma recette de sérum visage au macérât de  pâquerettes pour peaux matures.

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